Château

Sous le joug du Haut-Valais

Avec la conquête haut-valaisanne de 1536, Monthey devient le siège d’un gouvernement ou baillage. Les Valaisans lorgnent du côté du Château et s’en approprie. Cette situation ne plaît évidemment pas à leurs possesseurs légitimes. Restés fidèles aux ducs de Savoie, les du Rosey et leurs descendants espèrent, malgré tout, récupérer leurs droits et leurs propriétés. Peine perdue; ils iront de revendications en revendications jusqu’aux alentours de 1600. Finalement ils n’obtiendront rien, pas la moindre concession. Désormais et jusqu’à la fin de l’Ancien Régime (1798), le château sera le centre administratif du gouvernement de Monthey. On y trouvera : les prisons, la cour de justice, une salle de torture, une grange, un grenier, des écuries, la maréchalerie, l’arsenal et une chapelle. Dorénavant c’est là que séjournera le gouverneur et sa famille.

La « maison de Monthey » comme la nomme les comptes rendus de la diète demande un entretien constant. En 1551, on ordonne au gouverneur de reconstruire la maison et tour des du Rosey. L’ouvrage se poursuit plusieurs années, et s’achève en 1554. Mais en 1561 déjà, le gouverneur se plaint que l’ancienne demeure est en mauvais état. Devant l’urgence, les réparations se font l’année suivante.

L’incendie de 1607

Toile contemporaine représentant le château avant l'incendie de 1607

Toile contemporaine représentant le Château avant l’incendie de 1607

Drame ! Le 6 février 1607, un incendie dévaste le bourg de Monthey. Une large portion des maisons du Bourg aux Favres est ravagée. Le Château ne semble pas y avoir échappé. Rapidement, la Diète nomme une commission qui évalue les dégâts et s’active à la reconstruction. Celle-ci se termine au moins de juin 1608. Ces travaux ne suffiront pas pourtant. Il faudra reprendre l’ouvrage. Le Château sera rebâti presque de fond en comble entre 1663 et 1664. Il en coûtera 8’800 florins à l’ensemble du Gouvernement de Monthey, sans compter la participation de l’Etat ( ACMonth G. 22).

Bien sûr, à ce chantier d’envergure vont en succéder d’autres, mais de moindre ampleur comme celui de la chancellerie en 1750. En 1791, il faudra réparer les dégâts qui suivirent l’émeute de 1790, où le gouverneur Schiner dut s’enfuir talonné par la populace.